L’année 2024 risque de battre tous les records de chaleur, surpassant même les températures élevées de 2023, selon les prévisions de l’Organisation météorologique mondiale (OMM). La température moyenne mondiale pourrait dépasser le seuil critique de 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels, un cap que l’Accord de Paris de 2015 visait à ne pas franchir pour éviter les pires conséquences du changement climatique.
Deux facteurs clés : les émissions de CO₂ et El Niño
Deux éléments majeurs contribuent à faire de 2024 une année potentiellement record en termes de chaleur. D’une part, les émissions de CO₂ ne cessent d’augmenter. Selon le Global Carbon Budget, elles ont atteint environ 40,9 milliards de tonnes en 2023, soit 1,1% de plus qu’en 2022.
D’autre part, le phénomène climatique El Niño, qui a débuté mi-2023, pourrait persister jusqu’en avril 2024, accentuant encore le réchauffement. Dans ces conditions, l’ONU estime qu’il n’y a que 14% de chances de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle.
Une série d’années record qui se poursuit
Le constat est alarmant : les neuf dernières années ont déjà été les plus chaudes jamais enregistrées. Si 2024 bat un nouveau record, il deviendra encore plus difficile de maîtriser les impacts du changement climatique à l’échelle mondiale.
Les scientifiques prévoient que les températures pourraient atteindre un pic vers février 2024. Et à plus long terme, le monde pourrait connaître une hausse des températures comprise entre 2,5°C et 2,9°C au cours de ce siècle.
Des phénomènes extrêmes de plus en plus fréquents et intenses
Le changement climatique a un impact direct sur les phénomènes météorologiques extrêmes tels que les vagues de chaleur, les sécheresses, les incendies de forêt, les pluies intenses et les inondations. Ces événements sont déjà de plus en plus fréquents et violents, et cette tendance risque de s’aggraver si les températures continuent d’augmenter.
Les conséquences sont multiples : écosystèmes perturbés, biodiversité menacée, rendements agricoles en baisse, risques sanitaires accrus… C’est tout l’équilibre de notre planète qui est en jeu.
Agir d’urgence pour limiter le réchauffement
Face à ces prévisions alarmantes, il est plus que jamais urgent d’agir pour réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre. Chaque dixième de degré compte pour limiter les impacts du dérèglement climatique.
Cela passe par une transformation profonde de nos modes de production et de consommation d’énergie, mais aussi par une prise de conscience collective de l’urgence de la situation. Gouvernements, entreprises, citoyens… Nous avons tous un rôle à jouer pour construire un avenir plus durable.
L’année 2024 pourrait marquer un tournant dans l’histoire du climat. Soit nous parvenons à inverser la tendance en prenant des mesures ambitieuses, soit nous franchissons un seuil critique qui rendra le réchauffement de plus en plus difficile à maîtriser. Le choix nous appartient, mais le temps presse. Il est de notre responsabilité d’agir maintenant pour préserver notre planète et les générations futures.