Alors que la pollution de l’air cause chaque année la mort de plus de 4 millions de personnes dans le monde, certaines villes européennes parviennent à maintenir un air d’une qualité exceptionnelle. Selon les données de l’Agence Européenne pour l’Environnement, Faro au Portugal et Umea en Suède sont les deux seules villes du continent à passer sous la barre des 4 microgrammes de particules fines PM2,5 par mètre cube d’air.
Faro, la perle de l’Algarve, en tête du classement
Avec seulement 3,7 microgrammes de particules PM2,5 par mètre cube d’air, la ville de Faro, située dans la région de l’Algarve au sud du Portugal, obtient le meilleur score de toute l’Europe. Cette qualité de l’air exceptionnelle s’explique notamment par la situation géographique de la ville, loin des grands centres industriels et bénéficiant de vents maritimes réguliers.
Faro mise également sur une politique de mobilité douce, en favorisant les déplacements à pied, à vélo et en transports en commun. La ville a aussi développé de nombreux espaces verts, véritables poumons urbains qui contribuent à absorber les polluants atmosphériques.
Umea, la ville suédoise pionnière de l’écologie
La deuxième place du podium revient à Umea, ville du nord de la Suède, qui affiche 3,9 microgrammes de PM2,5 par mètre cube d’air. Ce résultat remarquable est le fruit d’une politique environnementale ambitieuse menée depuis plusieurs décennies par la municipalité.
Umea a notamment été l’une des premières villes au monde à mettre en place un réseau de chaleur urbain alimenté par des énergies renouvelables (biomasse, géothermie). Elle encourage aussi fortement l’utilisation du véhicule électrique et dispose d’un des réseaux de pistes cyclables les plus développés du pays.
La Suède et l’Estonie, champions de la qualité de l’air
Au-delà d’Umea, la Suède place quatre autres villes dans le top 10 européen : Uppsala (3ème), Stockholm (9ème), Norrköping (8ème) et Umeå (2ème). Une performance qui témoigne de l’engagement du pays en faveur de la protection de l’environnement et de la santé publique.
L’Estonie tire également son épingle du jeu avec deux villes dans le classement : Tallinn, la capitale, et Narva, toutes deux à 4,3 microgrammes de PM2,5 par mètre cube d’air. Là encore, une politique volontariste de réduction des émissions industrielles et de promotion des énergies propres porte ses fruits.
Des capitales en exemple
Si les grandes métropoles sont souvent pointées du doigt pour leur pollution, certaines parviennent à conjuguer développement urbain et qualité de l’air. C’est le cas de Stockholm en Suède (4,8 μg/m3), Reykjavik en Islande (4,3 μg/m3) ou encore Funchal, capitale de Madère au Portugal (4,2 μg/m3).
Ces villes ont en commun d’avoir misé sur les espaces verts, les transports propres et l’efficacité énergétique des bâtiments. Elles démontrent qu’avec une volonté politique forte et l’adhésion des citoyens, il est possible de bâtir des cités à la fois dynamiques et respectueuses de l’environnement.
À l’heure où la pollution de l’air est responsable de 9% des décès dans le monde, ces villes font figure de modèles à suivre. Elles prouvent qu’un autre urbanisme est possible, plaçant la santé des habitants et la préservation de la planète au cœur des priorités. Un exemple inspirant qui, espérons-le, sera suivi par de nombreuses autres villes européennes et mondiales dans les années à venir. Car face à l’urgence climatique et sanitaire, chaque microgramme compte.