La Chine réussit un nouvel exploit spatial avec l’atterrissage de Chang’e 6 sur la face cachée de la Lune !

La Chine vient de franchir une nouvelle étape dans l’exploration lunaire avec le succès de la mission Chang’e 6. Le robot a réussi à atterrir sur la face cachée de la Lune, une première depuis l’exploit de Chang’e 4 en 2019. Cette mission ambitieuse vise à collecter des échantillons du sol lunaire pour les ramener sur Terre et approfondir nos connaissances sur notre satellite naturel.

Un programme spatial chinois en plein essor

L’intérêt de la Chine pour l’exploration lunaire a commencé à prendre forme au début des années 2000, avec la mise en place de son programme spatial nommé en l’honneur de Chang’e, la déesse de la Lune dans la mythologie chinoise. Depuis le lancement de la mission Chang’e 1 en 2007, le pays n’a cessé de progresser et d’accumuler les succès :

  • Chang’e 4 a réalisé le premier atterrissage sur la face cachée de la Lune en 2019
  • Chang’e 5 a réussi à collecter des échantillons lunaires et à les ramener sur Terre en 2020

Aujourd’hui, avec Chang’e 6, la Chine franchit un nouveau cap dans l’exploration spatiale et confirme sa position de leader dans ce domaine.

Chang’e 6 : une mission ambitieuse couronnée de succès

Lancé le 3 mai dernier à bord d’une fusée Long March 5, le robot Chang’e 6 est entré en orbite lunaire cinq jours plus tard avant de réussir son atterrissage sur la face cachée de la Lune, dans la région du bassin Aitken au pôle Sud. Cette zone présente un intérêt scientifique particulier car elle contiendrait de la glace d’eau.

L’objectif principal de la mission est de collecter environ deux kilogrammes d’échantillons du sol lunaire pour les rapporter sur Terre et les analyser. Pour cela, Chang’e 6 est équipé d’outils sophistiqués :

  • Une caméra panoramique
  • Un radar lunaire pour évaluer la géologie du site
  • Des instruments de forage et de prélèvement d’échantillons

Le robot restera trois jours sur place avant de lancer les échantillons en orbite lunaire. Ils seront ensuite transférés dans une capsule qui devrait atterrir en Mongolie intérieure le 25 juin prochain. De là, direction Pékin où ils seront étudiés en laboratoire.

Une mission sous le signe de la coopération internationale

Si Chang’e 6 est avant tout une réussite chinoise, il faut souligner l’importance de la collaboration internationale dans cette mission. En effet, des équipes de l’Agence spatiale européenne, de France, d’Italie et du Pakistan ont apporté leur contribution, démontrant que l’exploration spatiale est l’affaire de tous.

Par ailleurs, pour surmonter les défis de communication liés à la face cachée de la Lune, la Chine a utilisé le satellite relais Queqiao-2, lancé en mars dernier. Il joue un rôle clé dans la transmission des données entre Chang’e 6 et la Terre.

Avec ce nouvel exploit, la Chine confirme son statut de puissance spatiale et ouvre la voie à de futures missions encore plus ambitieuses. Nul doute que les échantillons rapportés par Chang’e 6 permettront des avancées majeures dans notre compréhension de la Lune et, plus largement, de l’Univers qui nous entoure. Un pas de plus vers les étoiles pour l’humanité, grâce à l’audace et à la détermination des scientifiques et ingénieurs chinois, épaulés par leurs partenaires internationaux.

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