Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est sans appel : l’activité humaine est responsable du changement climatique, et certains de ses effets sont déjà irréversibles. Néanmoins, il est encore possible d’atténuer ces conséquences et d’éviter une aggravation de la situation dans les décennies à venir.
L’humanité, coupable désigné du réchauffement planétaire
Les preuves de l’impact de l’homme sur le climat sont accablantes. Depuis la révolution industrielle, les activités humaines ont fait grimper la température moyenne de la Terre de 1,1°C. Cette hausse, qui peut sembler minime, a pourtant des conséquences dramatiques : sécheresses, cyclones, inondations, incendies… Les récentes canicules en Grèce et en Turquie, ainsi que les inondations en Belgique et en Allemagne, en sont des exemples concrets.
Le coupable est tout trouvé : le dioxyde de carbone (CO2), dont la concentration dans l’atmosphère a explosé depuis que nous brûlons massivement des combustibles fossiles. Bien que ne représentant que 0,1% de l’atmosphère terrestre, ce gaz à effet de serre joue un rôle crucial dans la régulation de la température de notre planète.
Des changements climatiques déjà irréversibles

Le rapport du GIEC est formel : « Il n’y a pas de retour en arrière possible pour certains changements du système climatique ». La fonte des glaciers, qui a fait monter le niveau des océans de 20 cm au siècle dernier, en est un exemple frappant.
Si nous ne changeons pas de cap, la situation ne fera qu’empirer. Les experts projettent une augmentation des températures de 2 à 3°C d’ici la fin du XXIe siècle, avec des conséquences catastrophiques pour notre planète et ses habitants.
Limiter le réchauffement à 1,5°C, un objectif crucial
Face à ce constat alarmant, le GIEC fixe un objectif clair : limiter l’augmentation de la température globale à 1,5°C. Pour y parvenir, il est impératif de réduire drastiquement nos émissions de CO2.
Même si nous atteignons cet objectif ambitieux, nous ne serons pas épargnés par certaines conséquences du réchauffement, comme la montée du niveau des océans de 30 à 60 cm. Mais chaque dixième de degré compte pour éviter le pire.
“It has been clear for decades that the Earth’s climate is changing, & the role of human influence on the climate system is undisputed,” said #IPCC Working Group I Co-Chair Valérie Masson-Delmotte on the #IPCC’s #ClimateReport, released today.
Report ➡️ https://t.co/uU8bb4inBB pic.twitter.com/EG6YyAstdc
— IPCC (@IPCC_CH) August 9, 2021
Il est encore temps d’agir
Contrairement à nos ancêtres, nous disposons aujourd’hui de données précises et de projections sur les conséquences de nos actes. Il est de notre responsabilité d’utiliser ces informations pour agir, à tous les niveaux.
Chaque geste compte, qu’il s’agisse de modifier nos modes de consommation, de privilégier les énergies renouvelables ou de soutenir des politiques ambitieuses de lutte contre le changement climatique.
Le rapport du GIEC est un signal d’alarme, mais aussi un appel à l’action. Il nous rappelle que si certains effets du réchauffement sont irréversibles, il est encore temps de limiter les dégâts et de construire un avenir durable pour les générations futures. La clé est entre nos mains, à nous de la saisir avant qu’il ne soit trop tard.